[,553]
DE LA VILLE DE PARIS.
181
dira, comme ayant esté present en toutes les délibe­rations et ayant entendu tout ce qui a esté faict el én quelle intention.
"Monseigneur, nous prions Nostre Createur qu'il vous doint sa grace et santé bonne vye et longue."*
Monseigneur,
CCCXX. Lettres à Monseigneur l'Admiral.
[i4] juillet 1553"). (B fol. i63 v°.)
bere de faire, qui ne sera jamais si bien que nous
«Suivant vostre lettre, laquelle il vous a pleu nous escripre en datte du xe de ce moys f'2', nous en­voyons vers Monseigneur le Connestable et vous, le sire Robert Des Prez, l'un des Eschevins de lad. Ville, affin de nous rapporter par deçà ce qu'il aura pleu au Roy conclure et arrester sur les trés hum­bles remonstrances faictes par advis et deliberation du Conseil de ceste Ville, assemblé par deux diverses foys pour cest effect; auquel nous avons faict en­tendre ce qu'il vous a pleu nous dire estant par deçà, et avons faict lecture de vostred. lettre. Ce qui a esté faict par nous et ceulx du Conseil de lad. Ville a esté affin de pourveoir à nostre seureté pour l'advenir, et qu'on ne nous puisse aucune chose imputer; caraprès avoir entendu noz remonstrances, si sur icelles est aucune chose ordonné, nous en sommes deschargez, rapportant le voulloir du Roy sur icelles. Si nostre fortification ne se porte mieulx que l'on espere, c'est à nostre grant regret, ct n'y a pas ung de nous qui ne voulsist que tout allast mieulx ; et vous pourrez entendre, s'il vous plaist, par ce pre­sent porteur ce qui a esté faict et cc que avons deli-
vouldrions tant pour le contentement du Roy, pour le vostre et pour ceulx qui ont la chose en bonne affection.
"Et vous supplions trés humblement que si l'on vous a faict entendre quelque chose, par le moyen de laquelle vous ayez quelque occasion de mal contentement en nostre endroict, il vous plaise de le voulloir oster et de croyre que vous n'avez lieu en vostre gouvernement là où vous soyez plus obey, re­vère et honoré et de meilleur cueur ct volonté que vous serez par deçà ; et tout ce que nous avons faict et faisons n'est que à trés bonne fin, ainsy que vous pourrez congnoistre et aprandre par cy après, aussy que nous n'avons riens faict de nostre advis, avons suivy l'advis du Conseil comme nous sommes tenuz de faire.
"Monseigneur, nous vous supplirons humblement prandre les affaires de nostre Ville en bonne recom­mandation, et prirons Nostre Createur vous donner sa grace et bonne vie et longue.
" Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
GCCXXI. Mandement à m° Jehan Maurice, Procureur
Juillet i553 W. (B fol. 164 v°.)
#e par les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris.
k M" Jehan Maurice, Procureur des causes de lad. Ville au Chastellet de Paris, joignez vous à la cause d'entre André de La Porte, me Guillaume Drouin, Guillaume Visart et consors, contre m° François Le
Roux, conseiller au Grand Conseil, pour l'interest que lad. Ville peult avoir en lad. cause; et faictes renvoyer icelle cause en la Court de Parlement, en vertu de nostre commitimus.
"Faictau Bureau de lad. Ville,le              Jourdé
Juillet mil v° nu W.»
O Ce document n'est pas daté en l'original ; voir la note 5 de la page précédente. '2) Les lettres de l'Amiral ici visées ne figurent dans aucun de nos Registres.
(3) Ce document n'est pas daté; en l'absence de toute indication chronologique nous le laissons à la place qu'il occupe dans le Registre.                                                 ,
<4> Le Registre présente ensuite les documents cotés CCCXIV, CCCXXV, CCCXV, CCCXVl et CCCXVllI.